Contrebasse Tribute n° 8

Contrebasse Tribute n° 8

Épisode 8, le 6 juillet 2016 : La table est ensuite réalisée selon le même principe d’assemblage, mais avec des morceaux plus épais au centre

Randy Weston & Lisa Simone. Invoquer les ancêtres.

Randy Weston & Lisa Simone. Invoquer les ancêtres.

Randy Weston, Alex Blake, Neil Clarke TD Blue & Billy Harper     « Celui qui vient du pays des hommes noirs ». C’est ainsi qu’on nommait le gnaoua, cet esclave de l’Afrique subsaharienne déporté par les Arabes vers le Maghreb. Tout comme d’autres sur d’autre continent, les gnaouas - ou gnawas - ont emmené avec eux leur culture, et surtout leur rite d’adorcisme* - et la musique de transe qui l’accompagne - qu’ils transformeront pour assurer sa continuité et survivre dans ce nouveau monde musulman. « Celui qui survit, c’est celui qui s’adapte », dira Darwin. Transplanté dans une nouvelle terre, un arbre doit développer d’autres branches. En 1961, deux trentenaires Afro-Américains - Nina Simone et Randy Weston - voyagent avec d’autres musiciens vers cette Afrique ancestrale à la recherche de leurs racines, de la puissance d’une musique qu’ils pressentent primordiale dans leur quête artistique. A Tanger, Weston, le pianiste de Brooklin, se plonge dans cette musique gnawa, trouvant dans ce savant archaïsme le fondement d’un jazz hybride qui est sa marque de fabrique. Nina Simone quant à elle enracinera certainement plus profondément encore la conscience civique raciale qui sera le cœur de son engagement jusqu’à la fin. En recherche d’identité, nous sommes souvent  enclins à invoquer les Ancêtres, mais il faut une certaine maturité pour accepter vraiment cet héritage, non comme un vêtement mal taillé que l’on porterait par conviction - voire superstition - mais comme une sève profonde qui nous irrigue et se ré-oxygène à notre jeunesse. Pour Lisa Simone, le manteau était trop lourd à porter, et aujourd’hui encore, il semble juste apprivoisé. Mais le changement est en route....
Contrebasse Tribute n° 7

Contrebasse Tribute n° 7

Épisode 7, le 5 juillet 2016 : La fabrication du fond. Le fond et la table sont réalisés en Épicéa. Sur notre contrebasse

Contrebasse Tribute n° 6

Contrebasse Tribute n° 6

Episode 6, le 4 juin 2016 : La « forge » des éclisse. Petit à petit, l’éclisse prende sa forme. Il faut un aller-retour uincessant entre le moule et le poste de travail pour courber l’éclisse dans son galbe définitif, ajusté parfaitement.

Jacob Collier. Avatar & ubiquité.

Jacob Collier. Avatar & ubiquité.

Jacob Jacob Collier, Jacob Collier, Jacob Collier, Jacob Collier, Jacob Collier & Jacob Collier.   Beam s’est installé au milieu des autres étudiants. Un drôle d’engin au look d’aspirateur sans tuyau auquel on aurait greffé les bras d’une tondeuse. Sur l’écran qui sert de tête au petit droïde, le visage de Simon s’affiche. Grâce à lui, il peut suivre les cours de l’Ecole Centrale de Lyon depuis son lit d’hôpital où il se répare d’un grave accident de montagne. Simon réalise ici l’un de nos plus grands fantasmes: avoir le don d’ubiquité. En 2009, un autre accidenté, sur le grand écran, retrouvait l’usage de ses membres par technologie interposée. Jake Sully, marine paraplégique, ouvre les yeux dans la peau bleue de son Avatar et propulse le film de James Cameron vers le succès. Pour ceux qui se sont toujours demandé pourquoi les Na’vis avaient cette belle couleur des Schtroumf, il est utile de rappeler l’origine du mot avatar, un mot sanskrit qui veut dire « descente »- c’est à dire, dans la religion indoue, la réincarnation d’un dieu venu sur terre rétablir le dharma, l’équilibre perturbé par les démons. Le plus célèbre des avatars de Vishnu est très reconnaissable à la couleur de sa peau puisque Krishna veut dire » bleu-noir ». En projetant ces fiers et indigo écolos new-age en 3D, Cameron faisait par ailleurs entrer le grand public de plein pied dans la grande affaire du monde moderne, l’ubiquité. Nous lui avons donné un autre nom: la réalité virtuelle. Sur l’écran de mon ordinateur, le visage de Jacob Collier s’affiche en multiplex, chacun des huit visages de ce jeune prodige de...